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— Octobre 2007 —
 
 
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Honoré de Balzac

Louis Lambert

(dernier chapitre)

Image AmorcI. Tout ici-bas n'existe que par le mouvement et par le nombre.

II. Le mouvement est en quelque sorte le nombre agissant.

III. Le mouvement est le produit d'une force engendrée par la parole et par une résistance qui est la matière. Sans la résistance, le mouvement aurait été sans résultat, son action eût été infinie. L'attraction de Newton n'est pas une loi ; mais un effet de la loi générale du mouvement universel.

IV. Le mouvement, en raison de la résistance, produit une combinaison qui est la vie ; dès que l'un ou l'autre est plus fort, la vie cesse.

V. Nulle part le mouvement n'est stérile, partout il engendre le nombre ; mais il peut être neutralisé par une résistance supérieure, comme dans le minéral.

VI. Le nombre qui produit toutes les variétés engendre également l'harmonie, qui, dans sa plus haute acception, est le rapport entre les parties et l'unité.

Image AmorcVII. Sans le mouvement, tout serait une seule et même chose. Ses produits, identiques dans leur essence ne diffèrent que par le nombre qui a produit les facultés.

VIII. L'homme tient aux facultés, l'ange tient à l'essence.

IX. En unissant son corps à l'action élémentaire, l'homme peut arriver à s'unir à la lumière par son intérieur.

X. Le nombre est un témoin intellectuel qui n'appartient qu'à l'homme, et par lequel il peut arriver à la connaissance de la parole.

XI. Il est un nombre que l'impur ne franchit pas, le Nombre où la création est finie.

XII. L'unité a été le point de départ de tout ce qui fut produit ; il en est résulté des Composés mais la fin doit être identique au commencement. De là cette formule spirituelle : Unité composée, unité variable, unité fixe.

XIII. L'univers est donc la variété dans l'Unité. Le mouvement est le moyen, le nombre est le résultat. La fin est le retour de toutes choses à l'unité, qui est Dieu.

XIV. Trois et sept sont les deux plus grands nombres spirituels.

XV. Trois est la formule des mondes créés. Il est le signe spirituel de la création comme il est le signe matériel de la circonférence. En effet, Dieu n'a procédé que par des lignes circulaires. La ligne droite est l'attribut de l'infini ; aussi d'homme qui pressent l'infini la reproduit-il dans ses oeuvres. Deux est le nombre de la génération. Trois est le nombre de l'existence, qui comprend la génération et le produit. Ajoutez le quaternaire, vous avec le sept, qui est la formule du ciel. Dieu est au-dessus, il est l'unité.

 

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