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Juin-Juillet 2005 |
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Henri Suso (1296-1366). « Sage introduction de l'être extérieur en son intérieur »
Fonde ta démarche dans l'intériorité et sois mesuré dans tes paroles et dans tes actes. Sois simplement fidèle à la vérité, et quoi qu'il arrive, ne crains pas l'embarras causé en toi-même, car celui qui s'aide trop lui-même n'est pas aidé par la vérité. Laisse tomber tout ce que tu vois ou entends dans la foule, et tiens-toi seulement à ce qui s'est révélé à toi. Veille à ce que la sagesse soit le principe de tes actes, car tout mal provient de l'excès des impulsions sensibles. On ne doit pas chercher la joie selon les sens, on doit la quérir selon la vérité. Dieu ne veut pas nous priver de joie, il veut nous donner la joie suprême. Dans le plus grand abandon est la plus haute élévation. Qui veut être au plus intérieur doit transcender toute multiplicité. Il lui faut laisser tout ce qui n 'est pas unité. Où nos impulsions agissent selon la sensualité, il y a labeur, souffrance et sagesse obnubilée. Y a-t-il joie plus grande que de trouver l'Un et le Tout que je dois être ? Tiens-toi sans image et lâche toute emprise, c 'est là que réside la plus grande joie. Quel est l 'exercice d 'un être bien détaché ? C 'est l 'inverse du devenir (entwerden). […] Supporte en toi-même la joie et la souffrance, car en un an, celui qui souffre en lui-même progresse plus qu 'un exubérant en trois années. Veux-tu être utile à toute créature ? Détourne-toi de toute créature. Si tu ne comprends pas les choses, détends-toi, alors les choses te comprendront. Ne sois pas impulsif au point d'être dissemblable du principe. Surveille les penchants qui s'offrent en toute chose contre la simple vérité. Si tu ne veux pas te souffrir dans la simplicité, alors tu te souffriras dans la multiplicité. […] L'aptitude au détachement donne plus de pouvoir que de posséder toutes les choses. Un désordre amène les autres. Veille à ce que ta nature soit désencombrée et que l'être extérieur soit conforme à l'être intérieur. Prends conscience de ton être intérieur : c 'est de lui que dépend la vie extérieure et la vie intérieure. Le plus haut abandon implique de toujours tenir la nature en bride. Un homme doit toujours être présent à lui-même, en sorte que sa nature ne l'emporte pas.
Textes extraits de Suso, Tel un aigle , éd. Payot, « Rivage poches », 2005
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Avril 2005 |
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Cours et mystères cachés Basile Valentin
De
Saturne – De Jupiter – De
Mars – Du Soleil |
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1 – De
Saturne Je viens du plus haut du Ciel |
Je suis élu pour éprouver 2 – De Jupiter Anciennement je fis beaucoup de doctes |
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| 3 – De
Mars
Quand je passe par tout le monde |
Et aussi le Ciel a sa
fin 4 – Du Soleil A tout le monde je donne lumière |
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5 – De
Vénus
L’étoile de Vénus est mon nom |
6 – Du
Mercure
Quand je fus né au commencement |
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| 7 – De
la Lune
Si je n’étais une femme ordonnée |
Sept heures et vingt trois
minutes
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Ce texte est publié par les éditions Ramuel dans Le Macrocosme ou traité des Minéraux, Basile Valentin |
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Sédir On devrait réfléchir à la somme de travail, d'essais, infructueux, et d'ingéniosité qui turent nécessaires pour fabriquer les mille petites choses que nous gâchons ; combien d'énergies ont été mises en oeuvre pour que nous puissions goûter un morceau de pain. Si, le soir, on récapitule la journée, que de forces dépensées inutilement ; que d'objets jetés, de nourriture perdue, de paroles oiseuses, de mouvements sans raison, de rêveries sans but que de forces détruites par caprice ou par désoeuvrement. La Nature nous tient compte de tout ; d'une fleur brisée, comme d'un geste vaniteux. Tous ses dons, nous en sommes comptables ; qu'on les laisse improductifs, qu'on en mésuse ou qu'on les dilapide, le résultat futur sera identique. Celui qui jette du pain au ruisseau se condamne lui-même à souffrir de la faim ; celui qui maltraite ou exténue ses animaux, se condamne à n'avoir plus de quoi les nourrir un jour ; celui qui dépense sa force physique, ou son intelligence sans motif, se la verra reprendre. Le moyen de pallier les conséquences de notre étourderie, c'est d'établir un contrôle sur nous-mêmes, de faire chaque chose en son temps, de ne jamais perdre de vue que nous sommes partie intégrante d'un grand tout ; l'Invisible nous relie les uns aux autres bien plus intimement encore que les cellules de notre corps physique entre elles ; rien ne se perd des énergies que nous émettons ; rien n'est sans valeur de ce que la Nature , ou la société met à la portée de notre main. Règle : Être économe pour soi et généreux pour les autres. (Extrait du Bréviaire mystique, 1909.) |
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