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Introduction

J'ai désiré faire le bien mais je n'ai pas désiré faire du bruit, parce que j'ai senti que le bruit ne faisait pas de bien et que le bien ne faisait pas de bruit.

L.C. de Saint-Martin

Dans la grande famille des nations, nonobstant les différences de race, de nationalité et de langue, il y a une certaine tendance, de la part d'hommes évolués spirituellement, à s'attirer les uns les autres ; les hommes aux âmes de nature semblable, qui cherchent la plénitude de leur humanité et qui, ne pouvant l'atteindre uniquement sur le plan physique, poursuivent cette recherche dans les régions supérieures où leur ardent désir les conduit au sanctuaire même du Dieu Vivant. Ces pionniers se reconnaissent les uns les autres à des signes visibles et invisibles et font montre d'un degré de développement et de renaissance en esprit réel et définitivement achevé. Dans certains cas de proximité spirituelle particulière, le lien qui existe entre eux devient si étroit que même ce qu'on appelle la mort cesse d'être un obstacle.

Une famille spirituelle unie n'existe pas à un moment donné dans la chair mais chacun de ses membres découvre tôt ou tard les traces de cette famille et les bienfaits qui en proviennent par les trésors spirituels secrets qu'ont accumulés ceux qui ont été des prédécesseurs. Chacun, sur le chemin du développement de soi, tend vers la connaissance de son propre Moi, chacun s'efforce d'éveiller le transcendantal, l'image éternelle enfouie en lui, afin de rendre perceptible et compréhensible le texte de la Divine pensée déposée en lui et afin d'atteindre à la plus pleine et à la plus pure manifestation de celle-ci. Ici l'on peut citer à propos les paroles de l'Évangile :

« Cherche et tu trouveras » ; « Demande et il te sera répondu ».

Qui que ce soit qui désire ardemment, qui cherche avec persévérance et ardeur à atteindre à l'Idéal Divin de toute la force de son âme, est sûr de trouver aide et soutien.

Voir aussi la vidéo :
>> L.-C. de Saint-Martin et sa doctrine

Vidéo

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Louis-Claude de Saint-Martin
(toile de Simonetta Saenger - 2009)

 


Une famille spirituelle unie n'existe pas à un moment donné dans la chair mais chacun de ses membres découvre tôt ou tard les traces de cette famille et les bienfaits qui en proviennent par les trésors spirituels secrets qu'ont accumulés ceux qui ont été des prédécesseurs. Chacun, sur le chemin du développement de soi, tend vers la connaissance de son propre Moi, chacun s'efforce d'éveiller le transcendantal, l'image éternelle enfouie en lui, afin de rendre perceptible et compréhensible le texte de la Divine pensée déposée en lui et afin d'atteindre à la plus pleine et à la plus pure manifestation de celle-ci. Ici l'on peut citer à propos les paroles de l'Evangile : « Cherche et tu trouveras » ; « Demande et il te sera répondu ». Qui que ce soit qui désire ardemment, qui cherche avec persévérance et ardeur à atteindre à l'Idéal Divin de toute la force de son âme, est sûr de trouver aide et soutien.


En vérité, celui qui est courageux conquiert le Royaume des Cieux en surmontant l'opposition des instincts mauvais de la nature, en rejetant tout compromis et en tendant à jamais à s'élever jusqu'au Royaume de la Lumière et de la Liberté. Louis-Claude de Saint-Martin était un tel chevalier, arc-bouté à la recherche de la lumière. Il a été reconnu comme étant l'un des plus grands mystiques de France, mais l'œuvre de sa vie ne figure pas seulement dans les ouvrages qu'il a écrits. Toute son existence fut vouée à l'idée d'une grande renaissance de l'humanité, et il a éveillé un profond écho non seulement en France mais aussi en Europe de l'Ouest et en Europe de l'Est. Nous trouvons des traces de son influence dans les œuvres créatrices de nos poètes prophétiques, ceci de façon marquée chez Adam Mickiewicz.

 


Pour pouvoir comprendre Saint-Martin, l'on doit approfondir son œuvre, l'on doit parcourir sa vaste correspondance, étudier sa biographie (publiée par Papus, Matter, Franck et d'autres), présentée par de nombreux auteurs et critiques, souvent de façon partiale et erronée. Un fin observateur n'aurait aucune difficulté à découvrir le Saint-Martin véritable, à découvrir de lui une image qui ne soit pas déformée. Son Moi réel passa par diverses phases de développement ; disciple et adepte de la science ésotérique de Martinez de Pasqually, qui était un humaniste, un théurge et un mystique, nous voyons les barreaux de l'échelle qu'il escalada par le titre même de ses ouvrages successifs : L'Homme de désir, Le Nouvel Homme, Le Ministère de l'Homme-Esprit.

Les traits principaux du caractère de Saint-Martin étaient une activité virile, une activité vigoureuse, et aussi, une sensibilité fine et féminine et un raffinement inné. Son attitude intrépide et inébranlable quand il se dressait dans la défense des idéaux qu'il professait, soutenus virtuellement par son mode de vie, le faisaient souvent sembler dur, même envers ses amis, mais il était le premier à en souffrir. Il fallait qu'une certaine tendresse jaillissant du cœur s'efforçât d'alléger la peine qu'il ne pouvait s'empêcher d'infliger aux autres. Son mysticisme n'était pas abstrait et séparé de la vie. Il s'efforçait de pénétrer au sein même de la Divinité, et avec la lumière de la connaissance, d'illuminer tous les aspects de la vie. Il avait découvert le secret du bonheur sur Terre, l'équilibre parfait entre la loi et le devoir, l'harmonie entre les idéaux professés et la vie de tous les jours. Il considérait que la cœxistence des différents peuples devait être basée sur la fraternité, fraternité conduisant vers l'égalité spirituelle de tous et vers la liberté qui est l'expression naturelle des principes de fraternité.

St-Martin jeune ?

Vue imaginaire en 3/4 de
Louis-Claude de Saint-Martin


La doctrine de Saint-Martin est claire et simple. Sa vérité peut être perçue aisément par tout homme de bonne volonté, parce que ce mystique français a d'abord acquis la connaissance des lois divines et façonné sa doctrine en accord avec ces lois. A travers ses ouvrages, il désirait diffuser la lumière de la connaissance à lui échue par révélation, et pourtant, l'horreur d'un abus possible de la part de gens non préparés ou de mauvaise volonté et ceci de façon persistante, le conduisit à user du voile des symboles ésotériques lorsqu'il abordait les vérités destinées aux initiés. L'œuvre de sa vie a rendu son nom immortel, non seulement dans son propre pays mais à travers le monde, car le trait de lumière, qui a pour point de départ la source même de l'universelle lumière, brille irrésistiblement pour toute l'humanité.

 
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